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MARS
99
N°4
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Le
journal de Média Campus !
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SAuVeZ
Un ArBRe, ManGeZ
Un CaStOr !!!

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COURRIER DES LECTEURS
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Lettre de Maxime envoyé à facyou@chez.com
Juste un
peu de colère, une colère froide. comment peut-on dire une chose
pareille dans son premier numéro. Peut-être est-ce le seul, et
c'est pour ca que l'on se permet d'écrire que la chanson française
perd pied. Je n'ose même pas croire que c'est un fan de Brel,
Barbara et autres grands noms de la chanson française qui ait
pu écrire ca. Sûrement un fan de Goldman déçu par les derniers
succès de la chère Celine Dion! Non la chanson française se porte
plutôt bien en ce moment. On peut trouver sans trop chercher dans
les bacs et même sans se renseigner un minimum, de la très bonne
musique, sans texte.Non ce n'est pas de la musique classique ou
du free-jazz (paix a l'âme de ce cher Petrucciani) Prenons par
exemple le dernier album de Yann Tiersen – qui ne serait le rester
lontemps vu qu'il vient de terminer l'enregistrement d'un nouveau-
vous pourrez l'entendre jouer du piano, du violon de l'accordéon
et autres instruments de cuisine... Pour ce qui est des textes,
je vous conseille le dernier album de Juliette. Attention ne vous
y méprenez pas ce petit chef d'oeuvre est sorti cette année! Et
vous pourrez l'entendre disserter sur l'existence de dieu, ou
les dangers de l'évolution sans sortir la grande artillerie, mais
plutôt la finesse de la belle langue. Pour ce qui est de la musique
plus "pop" vous trouverez l'album des Elles qui travaillent sur
l'absurde et ne se privent pas pour faire des référencesa Gainsbourg,
ou le dernier Mathieu Bogarts qui reste bien plus fun. Enfin pour
le dessert je vous conseil un peu de Clarika, voir Jean Jacques
Nyssen. Enfin si vous restez trop rigide face a ces quelques titres
bien plus intéressants que les two be three, je vous prierais
alors de vous jeter a bras ouverts dans le rock indépendant français
avec Tue loup ou Camion et si vraiment vous n'êtes toujours pas
convaincu que la chanson française se porte bien essayez Les Hurlements
de Leo. Et dans le cas contraire, allez a la fnac pour vous renseigner
avant de parler de choses sans les connaître. Quoi qu'il vous
reste toujours une solution, celle d'arrêter de faire des articles
dans un journal et si vous récidivez essayez au moins de le faire
avec talent, en un mot apprenez a écrire avant de dire des inepties.
Je vous en remercie d'avance et j'attends avec impatience votre
prochain numéro, en espérant avoir une réponse sur mon site très
rapidement je vous remercie d'avoir lu mon coup de colère a très
bientôt je l'espère...
Maxime.
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La réponse du concerné !
Mon cher Maxime, Nous avons bien reçu ta "colère
froide". Je suppose qu'elle concerne mon dernier article (Oncle
Sam), car tu ne précise pas de quel article tu parles. S'il s'agit
bien de cet article, c'est celui du mois de février, qui est non
pas le premier, mais le troisième numéro de "Fac You"(Peut-être
que les deux précédents n'étaient pas sur Internet, ce qui expliquerait
alors ton erreur d'appréciation). Ces petits détails techniques
réglés, venons en à ce qui nous préoccupe, toi et moi, je veux
bien sur parler de la chanson française. Oui, elle existe bel
et bien et, je suis moi même admiratif de personnalités telle
Juliette; oui, j'adore Brel, Brassens, Ferré, Lapointe… Cependant,
je ne retrouve pas chez les nouveaux artistes des années 1990,
cette âme, cette flamme… Je pense que je suis dans mon droit le
plus strict. Alors, c'est sur, j'y suis allé un peu fort dans
le dernier article en disant que la vraie chanson française était
morte. Le but était de faire réagir les lecteurs et c'est ce que
tu as fais, mon petit Maxime, et je t'en remercie vivement. Ceci
dit ce n'était pas la peine de remuer ciel et terre pour me parler
de Mathieu Bogarts ou de Juliette, je pense en effet qu'il est
inutile de se battre pour cela. Mes papiers sans prétentions n'ont
pas pour vocation celle de provoquer un malaise ou la COLERE,
je veux juste "déconner", en racontant ce qui me passe par la
tête au moment où j'écris. Alors, certe, quelques fois, j'introduis
quelques petites phrases destinées à faire "réagir", sans provoquer
la guerre. En ce qui concerne le "talent" que tu évoques à la
fin de ton mail, sache que je ne me livre pas à un concours de
littérature sinon, j'écrirais dans une revue littéraire. Ma façon
d'écrire est volontaire et réfléchie, et calculée. Et oui mon
cher Max (tu permets que je t'appelle Max, ça détendra l'atmosphère…),
écrire des conneries plus grosses que moi, ça se travaille; c'est
un style, qui certes ne te plait peut-être pas, mais bon, moi,
ça me convient alors… En définitive, je te remercie très sincèrement
d'avoir répondu à mon article, au moins, je me dis qu'une personne
l'a lu, et ça me fait plaisir. Sache aussi que je ne t'en veux
pas. En effet, de temps en temps, cela fait du bien de se prendre
une bonne baffe dans la poire … quand la baffe est donnée de manière
justifiée biensur!!!! J'espère que tu continueras de lire "Fac
You" tout en continuant à nous faire part de tes remarques, constructives
ou non.
Bonne bourre, ONCLE SAM.
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EDITO
Article 11. – La libre communi-cation des
pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme
; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre
de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
La liberté d’expres-sion est un droit inaliénable. Mais
depuis l'arrivée d'Internet en France, ce droit le "plus précieux
de l'homme" semble être remis en cause et systématiquement
présenté comme un dnager. L'Internet serait un repère
de pédophiles, d'extrémistes, de pirates et de tout ce qui
est malsains sur cette planête. Le réseau des réseaux,
par sa structure même dérange profondèment car il
déstabbilise toutes les structures traditionnelles de types étatique
et juridictionnelle. De là à se demander s'il ne faut pas
"brûler l'Internet", il n'y a qu'un pas...qu'ont osaient
franchir ce moi-ci des juges français dans l'affire Altern.org.
Leur but avoué : encadrer la liberté sur le Net" ou
plutôt, définir un cadre juridique propre à ce méta-média".
Orla loi, comme le dit la constitution, ne consiste pas à définir
ce qui est autorisé, mais ce qui est interdit. La loi définit
les limites de l'interdiction. La liberté s'applique donc à
priori librement, hors de tout cadre.
On n'encadre pas la liberté. Au contraire, il est
nécessaire de la protéger, car la liberté d'expression
est un droit fragile, un droit constitutif de la Démocratie, un
droit qui meurt avec les dictatures naissantes. Le progrès humain
repose sur la liberté de communiquer, d'exprimer son opinion. Oui,
sur l'Internet il y a des dérives, des abus, des excès...
Mais n'y en a t'il pas au sein même de la société
?
La liberté d'expression est trop précieuse
pour qu'on la bâillonne. Ne laissons pas les réactionnaires
sacrifier ce qui fonde notre démocratie.
NON à une loi sur l'Internet.
Ben
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